About - Faiencerie Larene

Faiencerie Larene

A 14 ans je voulais être Jean Cocteau, puis Raoul Dufy, Felix Braquemond,
Mathurin Meheust et enfin Piero Fornassetti.
Un jour , jeune élève en visite dans l’atelier de Madame Primerose Bordier aux Champs Elysées
je réalise que des idées peuvent influencer tout un mode de vie.
Des couleurs peuvent enrichir le quotidien. C’est une révélation.
L’atelier c’est le laboratoire de l’esthétique et des idées.
J’ai eu la faveur de naître dans une famille d’artistes Parisiens depuis 4 générations
nourrie de la littérature du 19eme sciecle,
la révolution industrielle, l’esthétique naïve d’avant guerre.
Je crée mon univers, où le passé est plus que présent.
Apollinaire dans son magnifique poème Cortège le transcrit ainsi:
«.... En moi-même je vois tout le passé grandir
Rien n’est mort que ce qui n’existe pas encore
Près du passé luisant, demain est incolore.»
Cela sera mon manifeste.
Mes inspirations sont variées, mais toujours reliées à ce passé réconfortant,
ce monde connu, cette trame qui nous sous tend.
Je décide d’explorer tout ce que les artistes ont découvert, et comme le dit Rodin,
« relier le passé au présent, reprendre le souvenir, juger et arriver à completer.»
Je découvre la gravure, developpe une technique de dessin au trait,
ne cherchant que les contours, pour rendre une lecture immédiate,
simple et moderniser l’histoire.
Je choisis le métier de décoratrice, les vitrines, pour attirer l’oeil du flaneur,
le projeter dans mon univers.
Plus tard, je travaille au BHV/Marais, et là je réalise une fois de plus
que l’on peut faire rêver des multitudes, envoyer des messages forts.

Peu après je décide de me jeter à l’eau, et developper mes propres compétences,
me former au métier de la Faïence, l’émail,
l’impréssion dans divers ateliers et à la peinture sur porcelaine à la cité de la céramique à Sèvres.
Je choisis les arts de la table et les assiettes parlantes.
J’y developpe mes graphismes, cherche à maitrîser la cuisson dite de troisième feu,
les techniques complexes d’impréssion, le tour, entre autres.
Il ne me manque désormais plus que l’atelier, ce sera rue de Richelieu,
une splendide cave voutée à deux pas du Palais Royal.

Pour conclure je voudrais citer à nouveau Rodin :
«Je n’invente rien, je redecouvre».
J’invite le client à se remémorrer, voyager dans son passé et flâner, décrocher.
Se ressourcer et revenir. Comme dans un rêve.

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